Perspectives
Culture de performance et épuisement professionnel
Je porte mon épuisement comme une médaille.
Ou du moins, c’est ce que je faisais.
« J’ai seulement dormi 4 heures. » « Je n’ai pas pris de congé depuis 3 mois. » « J’ai travaillé toute la fin de semaine sans m’arrêter. »
Je disais ces choses en attendant un signe de tête. Le respect. La confirmation silencieuse que j’étais une personne sérieuse qui faisait du travail sérieux.
La performance la plus facile au monde
Voici ce que personne ne m’a dit : être occupé est la performance la plus facile au monde. Ça demande zéro stratégie, zéro créativité, zéro courage. Juste… plus d’heures.
Monster a sondé plus de 1 000 travailleurs et a découvert que 80 % des milléniaux affirment que la culture du surmenage mène à l’épuisement. Seulement 5 % des gens de toutes générations croient qu’elle est réellement essentielle pour progresser dans leur carrière.
Cinq. Pour cent.
L’occupation est visible
Pourtant, les employeurs ont accru le « surmenage » comme trait recherché de 230 % depuis 2019. On sait que ça ne marche pas. On le promeut quand même. Parce que l’occupation est visible. Pas l’impact.
Entre-temps, le rapport 2026 de Gallup montre que l’engagement mondial vient d’atteindre 20 % — un creux de six ans. On a la main-d’œuvre la plus épuisée, la plus connectée, la plus « productive » de l’histoire. Et 80 % d’entre eux sont complètement décrochés.
Ce n’est pas un problème d’éthique de travail. C’est un système conçu pour récompenser la performance plutôt que les résultats.
L’IA brise ce cycle
L’IA brise ce cycle — mais seulement si vous la laissez faire. Pas en vous rendant plus occupé plus vite, mais en éliminant le travail de remplissage qui vous laissait faire semblant de contribuer.
La vraie fierté n’est pas votre journée de 14 heures.
C’est de terminer votre meilleur travail avant midi et d’avoir le courage de fermer le portable.